vendredi 6 novembre 2015

J'ai trouvé "l'âme" du costume, chez l'apiéceur

Moment privilégié : je retrouve Camille dans son showroom parisien du haut marais. Je suis curieuse et mes yeux se baladent un peu partout : je repère d'emblée des boites rétros en carton avec le nom du client calligraphié dessus. Ce sont des chemises sur mesure en partance.
Je me sens bien dans cet univers où "l'apiéceur" prend tout son sens. Ici, le sur mesure c'est tout d'abord "vivre dans son costume". Je m'y retrouve ! Allez, je m'assois dos au miroir, face au portant de costumes.
Camille de biais face. Moi, un cahier à la main.
A l'ancienne, pour me souvenir du ressenti et le laisser parler pour vous le retranscrire.

1. Camille, qui êtes-vous ? Présentez-vous en quelques mots. 
Je suis tout simplement une personne passionnée par ce qu'elle fait et ce qu'elle aime.

Crédit photo : Quentin Legallo 

Crédit photo : Quentin Legallo 

2. Pourquoi avoir choisi la création de costumes sur mesure pour homme ? 
C'est avant tout une histoire de feeling.
J'aime les pièces structurées, les lignes rigoureuses.
Après mes études en stylisme et modélisme, j'ai voulu assez rapidement me détacher de la "tendance". 
Créer une histoire autour d'un vêtement s'est avéré être quelque chose d'essentiel dans ma démarche créative. 
Le costume apporte cela : il a le pouvoir de transformer, de changer un homme ! 
Il affirme le caractère, donne du relief. Choisir et créer son costume sur mesure c'est une démarche pour soi, pour se faire du bien.

Crédit photo : Quentin Legallo 
Crédit photo : Quentin Legallo 

3. Une marque : l'apiéceur. Pourquoi ? 
Un corps de métier avant tout ! - Pour la petite histoire Camille garde le mystère. -

Crédit photo : Quentin Legallo 

Crédit photo : Quentin Legallo 

4. Comment se déroule la création d'un costume ? 
Le premier contact permet de définir la tendance et le style du costume souhaité. 
Pour cela, il est   important de connaître l'usage du costume (un événement particulier, le travail ...) et les petits plus  qui seront portés avec (nœud pap, cravate) qui détermineront le choix des tissus, des doublures, des boutons, des poches, des fentes à l'arrière, de la coupe ... 
Une fois déterminé l'ensemble des détails, c'est la prise de mesure. 
J'ai également l'habitude de faire essayer un costume car il est extrêmement important pour moi de comprendre comment le client veut se sentir dans son costume.
Puis, 4-5 semaines après ce premier rendez vous, votre costume est prêt à être essayé. 
On fait les derniers ajustements, si besoin, pour qu'il tombe parfaitement et une semaine après c'est l'essayage final. 
En période de pic d'activité, il faut compter entre 3 et 4 mois pour la réalisation de son costume.

Crédit photo : Quentin Legallo 

Crédit photo : Quentin Legallo 

5. A propos d'inspiration, qu'est ce qui à inspiré votre collection A/H 2015-2016 ? 
J'aime l'art et je souhaitais une collection graphique où l'on puisse associer les couleurs entre elles, les mélanger.
Mixer les différentes pièces des costumes.
Une collection qui ait une cohérence entre ses lignes et les couleurs.

Crédit photo : Quentin Legallo 

6. Alors, on va se la jouer à la manière de "retour vers le futur" et je vais vous demander: qu'elle époque passée vous aurait inspirée le plus pour créer vos costumes ? 
Les années '50-'60. 
En Angleterre ou à New York. 
Je pense notamment à la classe des gangsters américains et à cette scène des "Affranchis" où, tout gamin, le héros s'achète son premier costume à 14 ans, signifiant qu'il est un "vrai" gangster. - Là, je découvre une Camille qui s'illumine avec passion. Impossible pour moi de vous retranscrire son regard et le timbre de sa voix qui se module une octave plus haute. Bref, oui c'est une passionnée du costume ! 

Crédit photo : Quentin Legallo 

Crédit photo : Quentin Legallo 

7. Si vous étiez une matière ? - J'aime bien poser cette question, je crois - 
De la flanelle. J'aime les draps lourds et qui se tiennent.

Crédit photo : Quentin Legallo 

Crédit photo : Quentin Legallo 

8. Parlez nous d'un souvenir marquant ? 
Je n'ai pas un seul souvenir en particulier mais des multitudes de souvenirs : je pense à ce vieux monsieur du quartier que je croise régulièrement avec mes costumes sur lui, ou à cet autre client ultra pointu en mode qui m’a choisi pour faire son costume de mariage ... 
C'est à chaque fois une fierté, une marque de confiance qui me touche.

Crédit photo : Quentin Legallo 

Crédit photo : Quentin Legallo 

9. Si vous deviez définir l'homme ou la mode masculine ? 
Je choisis de définir l'homme par rapport à la mode. 
Je dirais que bien que l'évolution soit lente il y a sans doute plus de liberté. 
On suit moins la tendance et, si on enlève cette notion d'obligation, on rejoint la notion de plaisir !
Aujourd'hui on aborde le costume comme on veut : il peut être chic mais aussi décontracté, plus zen (un jean avec une veste par exemple). 
Cette liberté fait du bien et permet aussi la différence, le mélange des styles ! 
Les hommes reviennent aux basiques, donc au qualitatif.

Crédit photo : Quentin Legallo 

Crédit photo : Quentin Legallo 

10. Un projet fou ? Lequel ?
Des rêves fous, j'en ai, évidemment. 
J'espère pouvoir réaliser un projet collaboratif début 2016 qui est un vrai coup de coeur. 
L'idée de ce projet la création du contraste " turn back the clock for something fashion forward ".
- Je reste dans la confidence. Je vous avoue juste que ça risque de déchirer. Et que c'est un vrai projet fou. -

Crédit photo : Quentin Legallo 

Crédit photo : Quentin Legallo 

Contacter l'Apiéceur :
Par téléphone : 06.64.90.05.25

mercredi 21 octobre 2015

Aurélia Hoang, des robes de mariées faussement romantiques ...

Je raccroche le téléphone. Je me sens suspendue à mes rêves et à mes contradictions. 
Je viens de faire une rencontre inattendue qui me fait un drôle d'écho.
Je savais que j'allais rencontrer la voix et les idées d'Aurélia Hoang, créatrice de robes de mariées uniques et originales, mais je ne m'attendais pas à rencontrer une personnalité si authentique.

C'est avec une immense fierté que j'accueille sur le blog sa nouvelle collection et les quelques confidences qu'elle a bien voulu me livrer.

Je sais, cette introduction vous paraît sans doute un tantinet trop sérieuse et pompeuse mais s'il fallait dire qu'on ne rencontre pas les gens par hasard, je dirais que les émotions ressenties m'ont touchée. Merveilleuse Aurélia Hoang, merci !


1. Aurélia qui êtes-vous ? S'il fallait vous définir en trois mots, qu'elles seraient vos qualités ?

On me définit souvent comme un petit bout de femme.
De prime abord, je peux paraître réservée.
Si je devais choisir trois qualificatifs, ce serait : douce, déterminée et passionnée.



2. Comment définissez-vous votre univers ?

Mon univers est multiculturel : j'ai été bercée par le Vietnam et la France.
Je suis une intuitive, je ressens les choses.
Je ne suis pas à la recherche de la perfection mais de l'harmonie.
C'est comme cela que je fonctionne lorsque je conçois mes collections : il faut avant tout que cela me plaise.
Mon souci de cohérence et d'harmonie est aussi un fil rouge pour les futures mariées qui viennent me voir.
Je crée une robe par rapport à elles. Je travaille 
avec leurs "imperfections", pour les mettre à leur avantage. Elles sont avant tout "elles" : un piercing ou un tatouage ne dénaturera pas la robe qu'elles porteront.

3. Qu'est-ce qui a inspiré votre nouvelle collection ?

En règle générale, c'est l'art sous toutes ses formes qui est ma principale source d'inspiration.
Cela peut être une musique, un bouquin ou encore une citation.

Pour cette nouvelle collection, je me suis inspirée de l'expo "David Bowie is" et d'Ali McGraw.



4. Si vous étiez une matière, ce serait ?

Une dentelle !
Si vous suivez le fil  d'une dentelle, ses chemins sont variés, vous y rencontrez aussi des noeuds.



5. Si vous étiez un objet de couture ?

Mes petits ciseaux achetés en Chine lors d'un voyage. Ils me permettent de réaliser les finitions.



6. Si vous deviez réaliser la robe d'une personnalité connue, ce serait qui ? Et quel modèle de robe vous envisageriez ?

Il y a 10 ans j'aurais sans aucun doute répondu : Shirley Manson.
Aujourd'hui, je n'ai plus d'icône véritable.
Je pense à Alison Mosshart car j'aime "les gueules" plus que la beauté
, le charme, le magnétisme qui se dégage des personnes. 
Et puis parce que cela parait 
presque improbable de l'imaginer en robe de mariée.

Je verrais pour elle une robe taille haute, 
cintrée sur le haut pour mettre en valeur la silhouette avec beaucoup de légèreté sur le bas.
  

7. Quel est votre souvenir de création le plus émouvant ?

L'humain est l'un des facteurs qui prime le plus pour moi.

Quand l'une de mes mariées vit des étapes difficiles, je les ressens aussi. 
Forcément ces moments, ces étapes vous marquent. 
Mais je me souviens aussi des larmes de joie, quand la mariée enfile sa robe terminée !


8. Avez-vous une citation fétiche ?


Sans doute la phrase de mon père : "ne regrette rien", c'est le "fais-le maintenant, demain il sera trop tard" qui me pousse chaque jour.
Garder l'envie, ne pas avoir peur de l'échec et y aller !


Pour contacter Aurélia Hoang 
et réserver votre essayage dans son atelier Lyonnais ou à Paris
écrivez lui à l'adresse suivante :
contact@aureliahoang.com

http://aureliahoang.com

jeudi 15 octobre 2015

La minute de bonheur : mariage champêtre chic en Italie

Petit constat: le peignoir liberty devient le "must to have" des préparatifs de la mariée en outre atlantique.
Hormis ce petit indice trahissant l'origine des mariés ou une nouvelle mode romantico-chic dont j'ignorais l'existence, je vous invite à découvrir un mariage à la "french touch" se déroulant en Italie : des touches très discrètes de mauve, de Provence (dans les bouquets des demoiselles d'honneurs), un décor simple mais chaleureux. 
Et oui, la guirlande lumineuse style guinguette fait toujours son grand effet.
Enjoy mes futurs mariés.

Julia + Felix | Wedding film in stop motion from Lenny Pellico on Vimeo.

samedi 10 octobre 2015

"ATTRAPE LE BOUQUET, BICHETTE !" ... la suite dans les images

Il y a une semaine s'écrivait au LOKAL à Nîmes le 1er chapitre "d'Attrape le bouquet, bichette !". 

Un événement réunissant des univers créatifs complémentaires représentant mes coups de coeurs "locaux". 

Je crois que je n'aurais pas assez de lignes sur un cahier pour remercier la quinzaine de créateurs et le LOKAL (bien entendu) qui m'ont suivie dans l'idée de mettre en scène un espace mariage dans un salon de thé d'une petite rue du centre historique de Nîmes, cela alors même que le déluge s'abattait sur la région en ce samedi 3 octobre.

Je revois Laetitia (d'Esprit Bohème) et son grand sourire communicatif arriver avec sa décoration florale qui ont transformé le lieu en une scène printanière bohème, so chic.






Puis de la couleur et du soleil se sont posés avec les décorations en papier de Stéphanie Desbenoit réalisées pour l'atelier DIY du dimanche.





Au fil de l'eau, les installations se sont mises en forme.

Les murs ont accueilli les couples improbables des curiosités de Fred 

Un projet délirant qui me tenait tout particulièrement à coeur par son originalité et que je souhaitais vous présenter. 

Offrir ou se faire offrir des poupées uniques à l'occasion de son mariage.






Les "bêtes" de Stéphanie se sont prêtées au jeu d'un autre projet unique pour l'apéro mariage et sont devenues « à crocs de toi » et "cerf toi contre moi mon loup" pour vous offrir des faire-parts uniques et sur mesure.





Dans la continuité de la thématique "J'annonce mon mariage", j'ai eu l'immense honneur de recevoir l'emblématique Jul. 
Extirpé de sa galérie, je l'ai invité à nous montrer ses inspis, ses typos, ses réalisations.





Puis place à la mariée, avec les robes de la Maison Capelier Couture 







et Les Frangines et leurs robes et accessoires. Du rêve, de la légèreté, de la modernité, de la simplicité !







Pour parfaire sa tenue, les bijoux en argent de Laura Giovannangeli,


les broderies colorées de Clémence Hyvonnet




et les réalisations en crochet de Mimie la Kiffeuse sont venues compléter le tableau.




Et puis ... Elodie Roumejon









et Céline 





nous ont prouvées qu'elles étaient des fées de l'anti pot de confiture et de l'anti choucroute. Yes, yes, yes !

J'ai souhaité vous présenter un marié décalé mais bon chic, bon genre avec le Gang de Grand-Mères qui a démontré que le tricot c'est tendance.






Il reste enfin la question délicate du mariage en lui-même.

Pour l'organisation, il nous fallait faire appel à une super nana qui a tout plein d'idées innovantes  : la Fabrique à Jour J.




Pour la partie sucrée, inutile de vous proposer des choses traditionnelles. Les pops cakes de Mary Cherry étaient à tomber ! Quant aux recettes de cupcakes et wedding cake, me voici enfin réconciliée avec la pâtisserie made in outre atlantique. C'est beau et c'est merveilleusement bon.






Wafu est également venue présenter sa palette de couleurs et de gouts japonisants pour un lendemain mariage ou un vin d'honneur surprenant.



Et le domaine de Malaigue a invité nos papilles à rêvasser dans ses vignes.




Enfin, Nancy de Zen'energie a apporté un moment coulant et zen propice aux evjf. ;)




Mes derniers mots seront pour Malvina et Greg car j'aime les photographes.  
Comment faire pour transmettre l'empreinte visuelle inattendue du souvenir et des émotions ?




Merci de tout coeur Greg (Conjugo Photographie) de t'être caché derrière chaque photo d' "Attrape le bouquet, bichette ! " pour nous permettre de lui redonner vie et de vous le montrer. 

L'aventure est à suivre ...



En bonus track voici la bande son que les chouettes nana du blog des Henriettes m'ont concoctées pour l'apéro mariage. Merci les filles !